Lisibilité des entrées, qualité d’ambiance, signalétique, espaces extérieurs sont passés à la loupe.

La crise sanitaire de fin d’année en 2020-2021 a interrompu le déroulement normal du projet, mais les enseignants au vu de la richesse des premières investigations, ont décidé de prolonger l’action sur l’année 2021-2022 avec leurs élèves.

L’idée de la thématique a été révélée lors de la résidence d’architecte au collège Lucie Aubrac en 2018/19 grâce à un diagnostic sensible mené in situ par les élèves, identifiant différents ressentis négatifs, une absence de repères ou bien encore un sentiment d’insécurité à l’approche de l’école... Comment la conception d’une école peut-elle être la source de ces malaises ? Comment des écoliers peuvent-ils contribuer à l’amélioration de l’image et du vécu de leur espace d’enseignement ?

C’est donc un véritable « chantier » auquel s’attaquent les 193 élèves de l’école des Genêts. Ce projet artistique est autant prétexte que support à des apprentissages langagiers, permet de vivre une démarche de projet et favorise la coopération dans une création collective de la re-présentation de leur espace quotidien. 

L’enjeu du projet est l’implication des élèves sur leur cadre de vie :  le fait d’observer, de représenter et de créer sur leur espace proche, les élèves sont amenés à se penser comme acteurs de leur territoire et ainsi de permettre une meilleure appropriation des lieux de leur quotidien.

Tout au long du projet, un lien permanent est mené avec les parents pour communiquer et échanger : par des affichages évolutifs sur les murs extérieurs de l’école, par la présence des intervenants sur les temps d’entrée et de sortie des élèves, par l’édition de cartes postales, par des flyers sur l’exposition collés dans les cahiers des élèves.

Les réalisations des classes se font de manière évolutive, avec des passages de relais constant concernant les travaux et les acquis d’une classe à une autre, d’un niveau à un autre. Pour faciliter la communication entre toutes les classes, une salle spécifique est dédiée au projet permettant de mutualiser les documents, les informations et les travaux au sein de l’école.

Les élèves se sont constitués un vocabulaire graphique pour réaliser des signalétiques de leur école, ont redécouvert les alentours de leur école pour les consigner ensuite sur une cartographie sensible. Les projets des élèves ont fait l’objet de collages muraux évolutifs au fur et à mesure de la démarche du projet.

Pour la restitution du projet, des classes ont présenté des haïkus et les étapes du projet. La finalisation se fera par l’installation définitive de photos devant l’entrée de l’école et d’une carte sensible à l’intérieur de l’école. Les élèves ont été accompagnés par des intervenantes, Agnès Perroux artiste plasticienne et Ingrid Saumur, paysagiste.

Pilotage et coordination : DSDEN de l’Isère et CAUE de l’Isère
Financement : Grenoble Alpes Métropole, DRAC Auvergne Rhône-Alpes et Ville de Grenoble