Lutter contre le séparatisme et la radicalisation dans le sport et la jeunesse
Le SDJES de l’Isère s’engage activement dans la lutte contre le séparatisme et la radicalisation dans le sport et auprès des jeunes.
Dans le cadre de la pratique sportive et des activités proposées par un club, des phénomènes de radicalisation touchant un jeune pratiquant ou sa famille ainsi que des situations d’endoctrinement de la part d’animateur ou d’éducateur sportif sont des situations qui peuvent être observées.
Le phénomène peut se décliner de plusieurs manières :
- La radicalisation des pratiquants, notamment chez les jeunes
- La radicalisation de l’encadrement sportif ou d’animation
Lutter contre le séparatisme et la radicalisation
Séparatisme : c’est quand un groupe de personnes veut se séparer du reste la communauté nationale pour créer et appliquer ses propres règles, en dehors de celles de la République.
Radicalisation : processus par lequel une personne adopte des idées extrêmes et justifie l’usage de la violence pour les imposer. Cela menace la sécurité publique, la cohésion sociale et les principes démocratiques, et peut conduire à des actions violentes et terroristes.
Le service départemental chargé de la jeunesse, de l'engagement et des sports de l’Isère, en appui à la Préfecture, organise des sessions de sensibilisation auprès du mouvement sportif.
Objectifs poursuivis :
- Adopter un positionnement adapté face à une situation à risque
- Expliquer dans leur entourage le phénomène
- Réagir efficacement face à une observation avérée ou susceptible
- Connaître les interlocuteurs institutionnels
- Échanger sur les pratiques et contextes sportifs rencontrés
Comment signaler ?
Si je vois des contenus violents en ligne, je ne LIKE PAS, je ne PARTAGE PAS et je SIGNALE sur les réseaux sociaux et sur la plateforme PHAROS ainsi qu’au SDJES si cela concerne un éducateur sportif ou un animateur en ACM.
Si je constate qu’une personne de mon entourage a un comportement pouvant indiquer une radicalisation, j’en parle à un adulte de confiance et/ou je fais appel au numéro vert 0 800 005 696. L’objectif premier de ce numéro vert est l’accompagnement des proches. Si cela concerne un éducateur sportif ou un animateur en ACM, je signale également au SDJES.
La laïcité
La laïcité est le fondement du pacte républicain. Elle figure à l’article 1er de la Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
La laïcité est un projet d’émancipation de tous les êtres humains qui assure la liberté de conscience et l’égalité en droits de chacun et permet la fraternité entre tous. La laïcité protège de toute tentative de discrimination. Elle assure la séparation de l’État et des religions, protégeant ainsi la liberté de croyance et de non-croyance.
De celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l'ordre public. La laïcité implique la neutralité de l'Etat et impose l'égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction
Le principe de neutralité s’applique aux activités sportives organisées par les collectivités publiques ou les fédérations sportives chargées d’une mission de service public. Les présidents, salariés et bénévoles d’une fédération agréée ou délégataire, les arbitres désignés sur une compétition fédérale, les athlètes sélectionnés en équipes de France doivent ainsi respecter, dans leur activité sportive, le principe de neutralité religieuse. Les statuts des fédérations et les règlements des collectivités publiques peuvent y soumettre en outre leurs adhérents et usagers.
Dans le cadre de la pratique sportive, la liberté d’expression des convictions et des croyances peut être restreinte afin de garantir l’égalité de tous et le respect de la liberté de conscience d’autrui. Elle doit être compatible avec :
- Le respect de l’ordre public,
- Les règles du droit français, et notamment le respect des principes, valeurs et symboles qui fondent la cohésion nationale et correspondent aux exigences minimales de la vie en commun dans une société démocratique,
- Le bon fonctionnement de l’activité associative notamment les statuts et règlements de la fédération et de l’association ou de l’entreprise concernée quand celle-ci n’est pas affiliée à une fédération agréée,
- Le respect des règles d’hygiène et de sécurité de la discipline,
- Le principe dont s’inspire la règle 50.2 de la charte olympique, entrée en vigueur le 17 juillet 2020, qui prévoit qu’« Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ».
Pour défendre les valeurs du sport au quotidien, il faut parallèlement mener, sans faiblesse et sans ambiguïté, la lutte contre toute tentative de propagande religieuse ou politique, toute forme de radicalisation religieuse ou de repli communautaire.
Dans le champ des ACM, il convient de se reporter au cadre juridique encadrant l’expression de convictions à caractère politique, philosophique et religieux au sein des ACM : expression des personnels, expression des mineurs accueillis, de leurs parents, réglementation des locaux.
Les règles applicables en la matière diffèrent selon le statut des organisateurs des ACM, des structures d’accueil et la nature de leur mission : personne physique, personne morale de droit public (collectivités territoriales), personne morale de droit privé exerçant, ou non, une mission de service public.
L’expression de convictions de toute nature, dans les ACM, relève des textes et des principes généraux relatifs à la liberté de conscience, à la liberté d’expression et à la laïcité, aux règles relevant du droit du travail et du droit de la fonction publique. Elle obéit également à la réglementation des ACM.
Toutefois, si la liberté d’opinion, de conviction, est considérée comme absolue par les textes internationaux, européens et français, la liberté de manifester ses opinions ou ses convictions, de quelque nature qu’elles soient, peut être limitée dans certaines circonstances, afin de pouvoir être conciliée avec d’autres principes ou libertés d’égale valeur : la protection de la sécurité, de l’ordre public, de la santé publique, de la morale, des libertés et droits d’autrui.
L’obligation de neutralité ne s’applique pas aux mineurs accueillis en ACM, qu’ils soient usagers du service public ou non.
Concernant les animateurs et personnels, qu’il soit salarié ou bénévole, le personnel des associations organisant des ACM qui n’exercent pas de mission de service public, n’est pas soumis, en principe, au respect de la neutralité. Il ne peut cependant manifester sa liberté de conscience qu’en s’abstenant de tout prosélytisme, de porter atteinte au bon fonctionnement de la structure et de compromettre la mise en œuvre du cadre réglementaire des ACM.
Informez, sensibilisez, protégez ! Découvrez les outils disponibles :
- Site ministère des sports relatif à la laïcité
- Guide de la laïcité 2025
- Boîte à outils préserver la laïcité dans le sport
- La laïcité en ACM
- Vademecum laïcité dans les documents à télécharger
Rejoignez-nous dans cette démarche pour un sport et des ACM plus sûrs, inclusifs et respectueux pour tous.
Mise à jour : février 2026



