Une expo photo à la cité scolaire Camille Vernet pour célébrer le bicentenaire de la photographie

200 ans et des poussières… La photographie méritait bien qu’on lui souffle ses bougies. Chose faite avec cette semaine dédiée, organisée du 23 au 27 mars au sein de la cité scolaire drômoise.

200 ans et des poussières… La photographie méritait bien qu’on lui souffle ses bougies. Chose faite avec cette semaine dédiée, organisée du 23 au 27 mars au sein de la cité scolaire drômoise. Ce temps d’exploration du médium photographique, placé sous le signe de l’éducation artistique et culturelle, a ainsi contribué à la redécouverte de la chimie de l'image. Elle aura également permis aux élèves de célébrer l’héritage de Niepce et consorts à l’ère du numérique.

« Peindre avec la lumière »

C’est ainsi que l’on pourrait traduire, avec un brin de poésie, la photographie. Esquissée – de très loin - dès le XIème siècle, elle connait un bon en avant à la fin du XVIIIème lorsque le physicien Jacques Charles parvient à figer une silhouette sur du papier imbibé de chlorure d’argent. Ce n’est que le 7 janvier 1839, sous l’impulsion de Nicéphore Niepce puis Jacques-Louis Daguerre que se matérialise le daguerréotype. La photographie est officiellement née et ne cessera de s’améliorer au fil du temps.

200 ans de collaboration entre les arts et les sciences, tout un programme

Pour célébrer ce bicentenaire, les élèves de la cité scolaire drômoise auront eu la chance de rencontrer deux photographes, l’occasion d’associer expositions d’œuvres authentiques et travaux d’élèves.
Collégiennes et collégiens, lycéennes et lycéens ont également pu tester des ateliers artisanaux tels que sténopés, cyanotypes et photographie argentique. Qu’il s’agisse de « Portrait du grand cèdre », celui âgé entre 160 ans et 200 ans à proximité de l’établissement, « Narration photographique » où l’écriture et la photographie se croisent autour de l’intrigue « Comment un espace chargé d’histoires peut-il devenir le théâtre d’une fiction collective ? »  ou encore « La vie est une fiction » où les élèves questionnent les passerelles entre l’art et la vie, ces ateliers ont permis de renouer avec la question du temps à l’œuvre.

Des expérimentations plastiques mêlant lumière, textures et supports étaient également proposées à tous, de la sixième à la terminale, afin de réinventer le processus créatif.
Sous la thématique « Arts et sciences », les élèves ont pu explorer la magie de l’œil humain et étudier le parallèle avec une caméra, à savoir la projection inversée de la lumière à travers un orifice.
« Arts et mathématiques » interrogeait le rapport entre la chambre noire et le théorème de Thalès.
L’atelier « Photomontage » proposait un voyage dans le temps à la découverte de cette technique datée de 1920.
L’expérience de la chambre noire était au rendez-vous du « club photo argentique » afin de découvrir et comprendre la photo analogique argentique.
« Facescapes » évoquait les interactions avec le monde extérieur via l’étude des visages ou des paysages.
« 6 fragments de nous » proposait des portraits géants d’élèves façon puzzle, histoire de s’exprimer en grand. Se cacher ou se mettre en valeur, telle est la question…
« Zig-Zag et diagonale » transformait, via des cadrages audacieux et des récits suspendus, un simple escalier en un lieu mystérieux, où chaque marche raconte une histoire.
« La magia de la fotografia » faisait suite à l’étude d’œuvre en espagnol autour de la notion de point de vue.
Et enfin « Projet de bac » offrait aux futurs bacheliers un espace de liberté permettant à ces (presque) jeunes adultes de se sentir vivants et libres.

Rendons à César …

Ce projet d'envergure n’aurait pu voir le jour sans la participation d'Antoine Picard, photographe partenaire depuis quatre ans, dont cinq œuvres authentiques issues d'une série intitulée « le Lac 2019-2022 », soutenue par le CNAP, ont été exposées au cœur de l'établissement. Plus qu’un parrain, ce complice de la cité scolaire a su guider les élèves entre héritage photographique et innovation, et contribué ainsi à rendre cette semaine de la photographie vivante et inspirante.

En mêlant expérimentations plastiques, rencontres professionnelles et réflexion sociale, la cité scolaire Camille Vernet développe la photographie comme levier d'émancipation transdisciplinaire mêlant arts, sciences, histoire, littérature et langues. Les élèves apprennent alors à voir, penser et créer ensemble. En dignes héritiers de Daguerre et Niepce…

Consultez le livret d’accompagnement : "Semaine de la photo à la Cité scolaire Camille Vernet"

Mise à jour : avril 2026