L’idée n’est pas forcément de susciter des vocations, quoique… mais plutôt de développer des compétences orales et la créativité, tout en favorisant le travail en équipe et la prise d’initiative.
Une initiative chère à Stéphanie Lokoli, professeure et formatrice académique en lettres et en éloquence. L’enseignante n’en est pas à son premier coup d’essai pour engager des réflexions afin de remobiliser les élèves en classe.
Après, entre autres, l’organisation d’un procès fictif au tribunal judicaire de Chambéry , celle qui est également sportive de haut niveau - championne de France du lancer de marteau - et toute récente chevalier de l’Ordre national du Mérite, a décidé de passer la main et de s’asseoir face au tableau. Une retraite toute temporaire, le temps d’une séance consacrée à « la ville : lieu de tous les possibles ». Aux élèves d’assumer alors, avec une autonomie très relative, le travail. Stéphanie Lokoli en sourit : « C’était sympa d’inverser les rôles et d’adopter la posture d’élève. Je les ai quand même un peu aidés. Ensemble, nous avons défini les objectifs, les supports, consignes et modalités de travail avant de conclure par une trace écrite collaborative ».
Plus en détail, les élèves ont répondu en binôme à un questionnaire où chaque activité proposée devait être pensée en termes d’objectifs. Puis, à l’aide de l’outil informatique Digiscreen, ils ont formalisé le cadre de leur séance, avant de se lancer dans une activité d’écriture poursuivie par la lecture expressive du texte imaginé, et de conclure par une rédaction collaborative de la trace écrite.
On ne sait pas encore si les professeurs intérimaires poursuivront dans cette voie. Seul l’avenir le dira. Toujours est-il qu’ils ont « kiffé » l’activité, selon leurs propres termes. C’est déjà ça !
Mise à jour : mars 2026




